Un article récent de The Conversation revient sur un constat qui concerne directement les patientes : les femmes restent sous-représentées dans les essais cliniques, avec des conséquences concrètes sur leur santé.
Ce que révèle la recherche
Si l’inclusion des femmes dans les essais progresse globalement, cette évolution reste largement symbolique. Les résultats sont rarement analysés selon le genre, et les effets différenciés des traitements entre femmes et hommes restent, dans la majorité des cas, invisibilisés. Le sujet du genre n’est véritablement abordé que pour les pathologies typiquement féminines (endométriose, santé gynécologique, maternité) — laissant de côté toutes les autres maladies.
Cette situation s’inscrit dans un phénomène plus large que les chercheurs appellent l’androcentrisme en médecine : le corps masculin sert de référence « neutre », y compris dans les manuels médicaux, tandis que le corps féminin est traité comme une variante. Concrètement, cela peut se traduire par des médicaments plus mal tolérés, moins efficaces, voire écartés du marché alors qu’ils auraient pu bénéficier davantage aux femmes.
Pourquoi c’est important pour les patients
Pour les associations de patients et les patients experts, ce constat renforce un message essentiel : l’implication des patients — et notamment des patientes — dès la conception des essais cliniques n’est pas une option, mais une condition pour produire des connaissances médicales fiables pour tous.
C’est précisément l’un des enjeux au cœur de la mission d’EUPATI France : outiller les patients pour qu’ils participent activement à la recherche clinique, y compris sur les questions de représentativité et de genre.
Lire l’article complet sur The Conversation : https://theconversation.com/prendre-davantage-en-compte-les-femmes-dans-les-essais-cliniques-et-le-developpement-des-innovations-therapeutiques-285531
Date posted: juillet 19, 2026
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